Athènes – Tavernes à jour au 5 juillet 2018

 

Plaka

Palia Taverna tou Psara et Scholarchio Ouzeri Kouklis : Pas la peine de s’étendre sur ces deux institutions du quartier, constantes dans la qualité, au service parfois un peu vif (succès oblige). C’est blindé de touristes, sans surprises, mais étonnamment toujours simple et bon – préférence certaine pour l’agencement sur les escaliers, en dégringolade, de la Palia Taverna.

To Kafenio, Epicharmou 1

Tout à côté du Scholarchio, dans un quartier très touristique, table moyenne qui doit beaucoup à son emplacement calme et à sa jolie salle. Cuisine toute simple mais inégale (choisir les plats annoncés “maison” plutôt que les classiques beignets de courgettes ou croquettes de légumes, clairement industriels). Féta étonnamment caoutchouteuse. Préférez le Scholarchio.

Taverna Saita, Kidathineon 21

Toute petite taverne en pente quand on descend vers Adrianou. Testée et retestée hors saison, où venaient se restaurer de nombreux Grecs dans ce quartier très touristique. Taverne avec de bons basiques, feta au four, courgettes frites et païdakia. Sans surprise mais pas cher et rassasiant.

Pour boire un verre dans ce quartier

Á deux pas d’Adrianou, bifurquez sur odos Geronta, à l’angle de Chatzimichali, où se cache une toute petite terrasse très fleurie, O Glykis. Les familles grecques et les étudiants s’y retrouvent. Cuisine pas transcendante mais lieu idéal pour siroter un ouzo ou une Mythos, au calme et à l’ombre.

En descendant de l’Acropole, Diogénis, lieu où nous avons nos habitudes pour le premier apéro de chaque voyage depuis 2003. Parfait aussi quand il fait chaud, car ce café/resto est bien ancré sur une placette très ombragée. Pas mal de Grecs, même en juin et en septembre, pas branché pour deux sous, c’est calme et reposant (évitez la cuisine, bonne mais avec des prix tirés vers le haut).

Autre institution sur Lisiou, le café Yiasemi, qui coupe la rue par une volée de marches. Le lieu est chouchou (que l’on s’installe sur les escaliers, à l’intérieur ou sur le toit-terrasse), bien végétalisé, cosy, très agréable pour un café ou une douceur.

Monastiraki

Evcharis, Adrianou 49

Testé au déjeuner et au dîner. De l’ambiance, vu l’importante fréquentation. La salle du fond sous verrière est bien engageante avec sa jolie déco, musique le soir. Très bon agneau au four en papillote (arvaki), salades très fraîches. Beaucoup plus de Grecs que de touristes malgré l’adresse.

Dia Tafta, Adrianou 37

Dans la même rue que le précédent, un peu plus loin lorsque l’on va vers la station Thissio. Malgré des chaises de paille inconfortables au possible, bon repas de taverne, sans surprise mais réconfortant. Assiettes généreuses, trois mezzés sont suffisants pour rassasier le soir deux estomacs.

Pour boire un verre dans ce quartier

Ciccus, sur Andrianou,  est le lieu où nous prenons souvent un verre (pas sur sa terrasse très fréquentée mais à l’intérieur, sous sa verrière, pour la déco), ouzo pour J-P, Aperol Spritz pour moi. Coincés un soir de fin septembre par un temps exécrable, nous y avons dîné, faute de pouvoir mettre un pied dehors sans être immédiatement douchés. Plutôt pas mal (carte plus “moderne” que les tavernes traditionnelles). De retour en 2018, il y a visiblement eu un changement de propriétaire et des travaux. Impossible donc de savoir ce que vaut désormais le resto, pas testé. Le Spritz, lui, est toujours aussi bon.

Moins emballés par le rooftop de l’hôtel A for Athens, caricature du lieu tendance, à partir de 20h. C’est cher, bruyant, blindé. Montez juste pour photographier Monastiraki – oui, c’est plus beau vu d’en haut – et allez siroter ailleurs.

Thissio

To Steki tou Ilia, Eptahalkou 5

Pas facile à trouver, cette psistaria ! Prendre à droite, dans le chemin sous les arbres, juste après la station de métro, ne surtout pas remonter Apostolou. Vous ferez un saut dans le temps et l’espace. L’établissement semble ne pas avoir bougé depuis des décennies, avec ses nappes à carreaux, ses murs couverts de lambris et ses tonneaux en hauteur. C’est Grec de chez Grec, ça parle haut, ça fume beaucoup et ça boit sec. Courte carte, les locaux viennent pour les païdakia de haute volée. J’en connais un qui s’en lèche encore les doigts… Deux merveilles trouvées dans la traduction très poétique des plats en français : Tirokafteri devient trempette dans le fromage épicé et les Païdakia, lait de brebis… Le repas n’a pas commencé mais vous êtes déjà de bien belle humeur.

Psiri

Nikitas, Agion Anargyron 19

Ne cherchez plus To Zidoron, juste à côté, remplacé désormais par un café. Bonne cantine de déjeuner, blindée à partir de 14h30 par les employés du coin. Plats du jour à la craie sur l’ardoise murale, pas toujours facile à déchiffrer. Le plus simple, aller en cuisine et choisir sur place. Service souriant. Bœuf mijoté à la tomate et aux petites pâtes (kokkinisto me kritharaki) goûteux.

To Krassopoulio tou Kokkora, Esopou 4 

Voilà le genre d’endroit comme on les aime, où on se sent bien sans savoir pourquoi, où l’on revient sans se poser de question. Un lieu vite familier, où l’on a l’impression de dîner depuis des lustres, comme en famille. Très belle déco de chineur bien chargée (transistors collector, vieilles horloges, gravures de mode, affiches d’époque – en tout cas pas de la nôtre –, photos des années 1950, certaines un peu coquines, mais il faut s’approcher de très près pour les voir), – bref, plus une place sur les murs. Produits d’excellente qualité (tourte à la courgette succulente, poulet au yaourt et au miel fondant, plats aux saveurs de l’Asie Mineure, desserts maison) et vin chaud à la cannelle en pousse-café. Propriétaire avenant qui aime papoter avec les étrangers et éclairer la crise grecque de ses réflexions toutes personnelles.

Oineas, Esopou 9

Dans la même rue que le précédent. Resto fréquenté par les Grecs et par les touristes. Belle déco chinée à l’intérieur et carte très sympa, qui propose de bonnes salades (boulgour, lentilles, tomates séchées), de la féta au miel, des légumes grillés et des plats de viandes savoureux ; ça ne désemplit pas jusqu’à très tard et pourtant le service reste sympa et souriant (patronne un peu portée sur la boisson qui peut devenir collante… )

Pour boire un verre dans ce quartier

Beaucoup de petits bars dans ce quartier, à la déco très étudiée. Faites votre choix, mais le Spritz de The Party, sur Karaiskaki, tient bien la route.

Exarchia

Psistaria Achilléas, Valtetsiou 62

Taverne de quartier, fréquentée par les habitués et ce jour-là par quelques prof’s de fac’. Service un peu bourru mais l’assiette de briam nettoyée en cinq minutes mettra le sourire aux lèvres du serveur. Bons mezze. Sans surprise mais couleurs locales assurées.

Taverna Rozalia,Valtetsiou, à côté du précédent

Préférez les tables de la rue piétonne, plus aérées quand la température tarde à descendre. Taverne de quartier bien sympa, où J-P se régale de Padaïka. Cette année, j’ai encore pu trouver début juin des beignets de fleurs de courgettes (joie !!). Beaucoup de monde mais beaucoup de Grecs aussi. C’est un lieu à l’image du quartier, accueillant, simple et chaleureux.

Pour boire un verre dans ce quartier

On arrive à Exarchia en descendant de la librairie Politeia, entre Akadimias et Solonos. Nous faisons toujours une halte au café/resto Exostrefis, sur la place en triangle, pour feuilleter nos trouvailles. La terrasse abrite des étudiants, des profs, des jeunes qui refont le monde dans ce quartier contestataire (il y règne parfois comme une odeur d’herbe…).

Omonia

Diporto Agoras, à l’angle de Théatrou et deSokratou Omonia

Taverne à l’ancienne, en sous-sol, non indiquée donc, ouvrez l’oeil, les deux trappes sont marron. Pas de carte, le patron débite les 5 plats du jour (ou vous demandera de le suivre derrière les fourneaux et vous renverra à votre table avec un “κάτσε” bien claquant !) Deux plats de légumes, deux de viande, une salade et des sardines. Simple, copieux, pas cher, mais on descend surtout pour un joli voyage dans le temps. Salle tapissée de tonneaux, ambiance typiquement athénienne, bonnes ondes, atmosphère détendue. Vous aurez quelque mal à remonterà la surface ensuite !

Athinaïkon, Thémistokléous 2 (autre adresse sur Mitropoléos)

Vieille taverne fondée en 1932, où l’on croise touristes et locaux. Bon assortiment de mezze, plats copieux, bonnes ondes, on en redemande et on y retourne.

O Andreas, Themistokléous 18

Toute petite ouzeri cachée dans une ruelle qui coupe Themistokléous sur sa gauche, lorsque l’on descend d’Exarchia vers Omonia. On y vient pour sa longue carte d’ouzo, ses produits de la mer très frais (sardines, poulpes, calmars… ) et son atmosphère vraiment grecque (pas un seul touriste à chacun de nos passages). Une bonne taverne de quartier où il fait bon se poser aussi sous l’auvent, quand la pluie tombe à pleins baquets.

KlimatariaPlatia Theatrou 2

Taverne traditionnelle à laquelle on s’attache vite ; décor sympa, vigne qui dégringole et barriques de vin, musique à partir de 22h certains soirs, fréquentée bien davantage par les Athéniens que par les touristes. Les plats mijotés cuisent des heures sous des espèces de grosses cloches pour un fondant et une saveur délicate. Selon mon carnivore, leur agneau talonne de très près celui d’Amorgos, pour le moment jamais égalé. Pour les mangeurs de verdure, très bon ragoût de légumes aux herbes et au citron. Cuisine sans chichi mais qui ouvre l’estomac et vous met de bonne humeur. Service enjoué et souriant.

Karamanlidika, au croisement de Sokratous et d’Evripidou Omonia

Épicerie de quartier aux saveurs d’Asie mineure, où l’on déguste les produits phares, les fromages et la charcuterie. C’est brut, bien envoyé, on est à Omonia, que diable ! Comme les noms des produits étaient pour nous un peu nébuleux, on a laissé le garçon choisir à notre place ; assiette de fromages et de pastrami et deux sortes de saucisses de Cappadoce. Goûtez, picorez et on laisse loin derrière la moussaka et le tzatziki, pour d’autres saveurs, et des goûts plus épicés et marqués. Vraiment traditionnel, et super ambiance.

Syndagma

Paradosiako Oinomageirio, Voulis 44

Á deux pas de la flopée d’hôtels des rues Apollonos et Mitropoléos, toute petite taverne familiale sympathique, grecque à l’heure du déjeuner, fréquentée par les touristes le soir. Plats simples de taverne, poissons du jour, pas chers et copieux. Mais un peu bruyant car situé en angle de deux rues très fréquentées.

O Tzitzikas kai o Mermygas, Mitropoleos 12-14

Changement d’ambiance avec un resto plus jeune dans sa déco design et ses plats plus originaux. Salade d’épinards bien troussée, mille feuilles de légumes entre deux fromages de mastelo, feuilles de vigne fines et parfumées, riches d’herbes et de feta, une cuisine moderne et légère. Tsipouro avant le dîner, liqueur de mastic à la sortie. Desserts au poil !

Ergon, Mitropoleos 26

Dernier né des Ergon – concept d’épicerie/déli/resto –, planté juste en face du nouvel hôtel Electra Metropolis et de la toute petite chapelle écrasée par ce haut building. La recette a fait ses preuves en Grèce et dans plusieurs pays étrangers (de Miami à Singapour) avant de revenir à Athènes ouvrir cette nouvelle adresse. Carte courte de délicieux tartinables, de plateaux de fromages, de salades etde mezze tous frais venus de toute la Grèce. Mention spéciale pour les tiropita, en fait de la pâte à choux soufflée garnie de fromage avec une marmelade de tomates. C’est ultra frais, on peut repartir avec des pots de tartinables, du fromage, de la charcuterie, des douceurs et des herbes. Quand on sature un peu des basiques grecs, une belle adresse à savourer. https://www.ergonfoods.com/

The Greco’s Project, Nikis 9

Si votre ferry arrive au Pirée vers 15h30, que vous avez huit heures de traversée à jeun dans les jambes et que votre petit-déjeuner pris à 6h00 vous semble bien loin, où grignoter dans le quartier de Syndagma vers 17h, après vous être dessalés sous la douche à votre hôtel ? Trop tard pour un vrai déjeuner, bien trop tôt pour un dîner, pas envie de sucre à la pâtisserie du coin, nous avons donc tenté ce nouveau lieu à l’angle de Mitropoléos et de Nikis. Un peu branchouille, mais l’assiette, sans être transcendante, s’est révélée passable et pas chère.

Gazi

Sardelles, Persephonis 15

Comme son nom l’indique, taverne de poissons de bonne tenue dont les prix varient selon le produit de la mer que vous choisissez. Il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses, selon l’arrivage du jour (poissons frais, mais aussi salés ou fumés). Pour les viandards, alternative carnée avec Butcher Shop à côté, appartenant au même proprio.

Kanella, Konstantinoupoléos 70

Resto découvert par hasard en arpentant le quartier. Rien à voir avec une taverne, il s’agit d’un lieu lumineux à la déco tout à la fois simple mais tendance. La carte est imaginative et propose des assiettes plus originales que la sempiternelle horiatiki et autres tiropites ; très bons plats de pâtes, viandes sautées relevées, salades sympas, saveurs méditerranéennes bien marquées en bouche, c’est vif et bien troussé. Service jeune et souriant.

Pas du tout convaincue par le lieu à la mode, Gazarte, grand bazar froid qui se la joue culturel avec sa pseudo librairie et sa salle de concert. On prend un verre sur le toit avec vue sur l’Acropole (déjà un peu lointaine). Prix inversement proportionnel à la qualité de l’accueil.

Mikrolimano / Le Pirée (petit port dans une anse protégée, après la marina Zeas)

Le plus simple est d’y venir en taxi. Quand on cuit encore à 22h à Athènes, c’est un bon plan pour prendre l’air et dîner au bord de l’eau. Le lieu est couru des Athéniens qui n’ont pas de problème de sous : les bars, les restos qui bordent le petit port pratiquent des prix bien plus élevés qu’à Athènes. Inconvénient majeur, il est impossible de se promener sur le quai (entre la rue et la mer), puisque les restos y sont installés (l’expression « avoir les pieds dans l’eau » prend tout son sens). Mais, une fois installé dans de profonds fauteuils du bar Charlotte en sirotant un daiquiri bien dosé, lorsque la petite baie s’éclaire, on s’y sent plutôt très bien.

Côté assiette, le pire côtoie… le correct. Je suis toujours étonnée de voir, dans un port, que le poisson frais est davantage l’exception que la normalité. Les cartes des tavernes, même des plus renommées, abondent en poissons et fruits de mer surgelés et à des prix pourtant déjà explosés. Faites donc très attention, car nous avons trouvé quelques ambigüités sur certaines cartes (le plat au kilo est indiqué surgelé, le plat à la portion, non). Je vous mets les deux incontournables qui se suivent dans le port, mais même chez eux, Ammos et Jimmy’s fish, ne vous faites pas avoir.

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